Paroisse St. Michael, Futru Nkwen Bamenda (Cameroun)
Carretera Bamenda Bambui (Bamenda III)
Tfno: +237 6 98 15 63 71
Curé: Jason AMAH MULU
FaceBook: St. Michael’s Parish Futru Nkwen
Origine de la paroisse
La paroisse de S. Miguel est née en 1919, après la deuxième guerre mondiale. Quelques indigènes durent se rendre en Guinée Equatoriale où ils furent catéchisés et baptisés. De retour à Nkwen, leur tribu, ils ouvrirent une petite chapelle de boue et de paille, dont la seule image était une page de calendrier avec l’image de Saint Michel Archange, ce qui lui donna son identité et fut la semence de l’actuelle paroisse.
La communauté était dirigée par des catéchistes, puis par un prêtre qui célébrait en passant. Au début, elle dépendait d’une autre mission paroissiale, distante d’une centaine de kilomètres ; trente ans plus tard, elle a été transférée dans une autre mission située à 45 kilomètres, puis dans la première paroisse de Bamenda, aujourd’hui la cathédrale. En 1966, elle a été rattachée à la paroisse voisine de Bayelle, avec une célébration régulière des sacrements.
Fin 1987, les Piaristes arrivent au Cameroun. L’année 1988 est consacrée à l’anglais, aux langues maternelles et à l’inculturation. Enfin, le 7 février 1989, l’évêque érige la paroisse Saint-Michel-Archange, sous la responsabilité des Pères Piaristes.
Le contexte
Au départ, la paroisse était strictement rurale, même si elle était située à la périphérie de Bamenda. Elle comptait également 95 % de population autochtone : la tribu des Nkwen. Ils vivent d’une agriculture de survie. Le peu d’industrie qu’il y avait a disparu. Ces dernières années, le nombre de personnes arrivées d’autres quartiers de la ville et de la province du Nord-Ouest est impressionnant. Le rapport entre les autochtones et les colons est aujourd’hui de 50%-50%. Une certaine proportion de la population est fonctionnaire ; quelques autres sont indépendants : achat et vente, mécanique (les voitures sont toutes « antédiluviennes » et donnent du travail à de nombreux mécaniciens) ; beaucoup avec des motos, pour les voyageurs …… Mais la majorité de la population vit encore de l’agriculture de subsistance, à la houe et à la machette. En tant que bêtes de somme, ils – surtout eux – s’autodétruisent. Malgré tout, des progrès sont perceptibles, grâce à des efforts privés. Le travail de l’État brille par son absence.
Nous avons un grand nombre de migrants venant d’autres parties de la région anglophone. En raison de la guerre ouverte ou larvée qui fait rage dans cette région depuis trois ans, de nombreux enfants venus d’ailleurs se réfugient à Bamenda. C’est presque le seul endroit où il y a quelques écoles ouvertes, y compris nos trois écoles primaires. Nous n’avons jamais eu autant d’élèves. Nous avons même dû les refuser, avec beaucoup de regrets. Mais toujours avec l’épée de Damoclès que les rebelles vont faire quelque chose de mal, pour nous obliger à fermer. Pour l’instant, nous devons déjà payer de temps en temps.
Pastorale
La pastorale s’occupe des personnes en général. Nous sommes en crise depuis des années et nous n’en voyons pas la fin. Malgré tout, et bien que des centaines de milliers de personnes aient émigré à l’étranger ou dans la francophonie, il y a encore des gens qui vivent avec une certaine joie. Ils partagent ce qu’ils ont, je ne sais pas où ils trouvent l’argent qu’ils offrent, par exemple, à la Mission. Et des maisons assez modernes se construisent peu à peu, malgré des routes et des rues misérables, dont aucun gouvernement ne s’occupe.
Ces personnes sont très ouvertes à la religion et au christianisme. Il faut voir comment ils viennent, comment ils participent, comment ils font partie de groupes et de groupes, en particulier les Petites Communautés de Base. Ils sont un espoir pour l’Église, qui, dans d’autres endroits, semble être un terrain déserté.
Les groupes paroissiaux
Comme je viens de le dire, il y a toute une échelle de groupes. Il y a d’abord le Conseil paroissial, avec son exécutif. Il y a ensuite l’équipe de formation pastorale, qui donne des orientations de formation pertinentes à différents niveaux. Les conseils de mission rurale dépendent de la paroisse. Les petites communautés de base : elles sont au nombre de quarante-deux. Elles sont à leur tour divisées en « partage de foi » ou « partage d’évangile » : il s’agit de petits sous-groupes qui commentent l’évangile une fois par semaine. Les groupes de prière et d’action : tout d’abord les puissantes Femmes et Hommes d’Action Catholique, différents groupes d’enfants et de jeunes, que nous voulons imprégner de l’esprit du Mouvement Calasanz. Des chœurs et des chorales pour les différentes chapelles ; rien que dans la chapelle principale, il y en a six. Et une autre série de petits groupes : Sacré-Cœur, Armée Bleue, Divine Miséricorde, Précieux Sang, Saint Jude, Charismatique, etc…
Défis
Organisation, formation des responsables, manque de financement (et le financement extérieur n’arrive pas toujours). Nous bénéficions de la coopération des sœurs calasanctiennes et d’une autre congrégation d’origine indienne : « Mercedarias de la Divina Misericordia ». Mais c’est avant tout une maison de formation.
Il faut dire que notre maison est aussi depuis le début une maison de formation : postulat et juniorat I – de philosophie.
Le problème du personnel piariste. Il y a actuellement 3 prêtres et 2 diacres. Nous avons l’aide relative d’une autre communauté piariste dans la paroisse : la communauté de Mente : pour la formation des postulants et l’école d’agriculture.
















