AGBOVILLE, CÔTE D’IVOIRE

Curé: P Nestor Josué SARR

Tfno: +225 49 98 31 16

Mail: nestysarr@yahoo.fr

Avant de présenter l’histoire de la Paroisse Saint Jean-Baptiste de Sokoura (Agboville), il est important pour nous de faire un petit briefing du diocèse d’Agboville. car l’histoire du diocèse est intimement liée à celle de la paroisse et, nous ne pouvons pas parler de la partie sans fait allusion au tout et vice versa.

BREF HISTOIRE DU DIOCÈSE D’AGBOVILLE

Érigé le 14 octobre 2006 par le Pape Benoit XVI, le diocèse d’Agboville est un territoire de subdivision du diocèse de Yopougon. Il est le quinzième (15) diocèse de la Côte d’Ivoire par la création avec une superficie de 11.811 km2 et environ 608.827 catholiques sur une population de 954.304 habitants.

Ce diocèse est composé d’une population ethnique très diversifiée. On n’y rencontre les Abbeys, Agni-Baoulé, Attié et Krobou, répartis en cinq départements administratifs dont Agboville, Adzopé, Akoupé, Yakassé-Attobrou et Tiassalé.

Géographiquement, il est limité au Nord par le diocèse de Yamoussoukro, au Sud par le diocèse de Yopougon et l’Archidiocèse d’Abidjan, à l’Est par le diocèse d’Abengourou et à l’Ouest par l’Archidiocèse de Gagnoa.

Le diocèse d’Agboville appartient à la province ecclésiastique d’Abidjan. Son premier évêque Mgr Alexis TOUABLI YOULO a été nommé le 14 octobre 2006 et sacré le 16 décembre de la même année.

HISTOIRE DE LA PAROISSE

Ce fût en 1990, lors d’une réunion de prière de Mercredi, dans la famille du feu Valentin Kaboré que le Père Yapo Yapo, de la Paroisse Cathédrale de saint Jean Jean-Marie Vianney, a décidé d’ériger le petit groupe de fidèles résidents Sokoura[1] à un groupe de prière. C’était en période du mois de jeûne chrétien. Ce groupe avait pour responsable le feu Valentin Kaboré. Les réunions de prière se tenaient dans sa cour. Vue le nombre croissant de fidèles la petite communauté était contrainte de changer de lieu de prière. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée au domicile du catéchiste Essis Fidèle. La détermination et le courage des fidèles ont amené le Père curé à ériger officiellement le groupe de prière en Communauté Ecclésiale Vivante (CEV) le 24 Juin 1991, en présence des membres du Bureau du Conseil Pastoral Paroissial de la Paroisse Cathédrale Saint Jean Marie Vianney.

Grâce du Seigneur et, grâce à la prière, le nombre de fidèles augmenta chaque année. Cette augmentation du nombre de fidèles fait que l’espace de prière chez le catéchiste Essi devenait de plus en plus petit. Il fallait trouver un autre endroit idéal pour les célébrations. C’est ainsi que le vieux feu Joseph Ramdé orienta la Communauté vers ce site que nous occupons actuellement et qui abrite notre paroisse. Grâce à l’entente, à la solidarité et à la générosité des uns et des autres, nous avons construit une chapelle avec des matériaux provisoires.

En mémoire, le quartier Sokoura dont la population est à 80 % de musulmans a été le premier des quartiers de la ville d’Agboville a abrité une chapelle, après la paroisse Cathédrale saint Jean Marie Vianney. Le secret de notre réussite se trouvait dans notre foi en Dieu Tout-Puissant et dans la prière, principale et seule soutien.

De 1991 en cette année 2017, des personnes ont tout donné, de leur temps, de leur énergie, avec amour et abnégation, pour conduire la barque du petit groupe de prière, de CEV jusqu’au 27 Novembre 2017, année où nous sommes devenus Paroisse. Ce sont les feux Valentin Kaboré, Jean Michel Kaboré, Michel Kouamé Kra, Bernard Yao, Brango Mathurin Affery, M. Bernard Kouao, M. Albert Yaogo et Me. Loukou AMANI Akissi Odette[2], qui fut la dernière Présidente du Conseil Pastorale de Chapelle avant notre arrivée. Que les âmes des défunts reposent en paix dans la maison du Seigneur.

La première visite de l’Evêque, un an après son sacre, le 03 Septembre 2007 a apporté beaucoup de joie et de fierté à cette communauté. Il a ravivé, consolidé la foi de ce petit groupe de chrétiens catholiques minoritaires dans ce quartier précaire de Sokoura. En rappel : en 2010, les fidèles étaient contraints de faire face à la barbarie des jeunes désœuvrés qui avaient voulu incendier la chapelle. Nous devons dire que c’est au cœur des oppositions, surtout, celles de nos frères musulmans, tant au niveau de la construction de l’édifice qu’au niveau d’obtention du terrain, que cette Chapelle et cette communauté survivront.

SITUATION GÉOGRAPHIQUE DE SOKOURA

Situé au Nord-Ouest de la ville d’Agboville, juste après le pond du fleuve Agneby, Sokoura est un quartier entouré de bas-fond. Il est limité au Sud par le Stade municipal, au Nord-Est par un petit village du non de Babianhan, à l’Ouestpart la voie ferrée qui divise une partie du quartier, à l’Est par le cimetière municipal et la l’axe Agboville Rubino.

Notons que Sokoura est composé de sous-quartiers qui sont : Kouakoukro, Médinakouranie, derrière Rail, Mossikro, Bostone et Sokoura extension où se situe notre Paroisse. Le quartier a été créé par le préfet Daouda COULIBALY et le Maire OFFOUMOU Yapo Léonard.

En effet, le fleuve Agneby en cru inondait une partie du quartier Commerce et Dioulakro situés à proximité de ledit fleuve. C’est ainsi que la population a été délocalisée pour être installée à Sokoura. Il est peuplé d’Allogènes en majorité Burkinabé et Malien ; d’allochtones : Senofos, Baoulé, Wês et d’autochtones Abbeys et Krobou.

La majorité de la population ne vie que de l’agriculture et du commerce.
Pour ce qui est des confessions religieuses, il faut dire que les musulmans comptent environ 80% et les chrétiens 20%, répartis entre les catholiques, les méthodistes et les évangélistes.

LA MISSION OU LA PASTORALE QUE NOUS MENONS

Depuis le 27 Novembre 2017, avec l’arrivée des premiers piaristes le Père Nestor Josué SARR, les FF. Fabrice YEKANNI et Robert FAYE, nous animons la vie de la Paroisse saint Jean-Baptiste, la quatrième dans la ville d’Agboville, après la Cathédrale Saint Jean Marie Vianney, la paroisse saint Monique et saint Augustin dont nous faisions partie jusqu’en Septembre 2017. Notre mission est double.

Premièrement, il s’agit de travailler au « salut des âmes » et « pour la plus grande gloire de Dieu ». Quand nous parlons du « salut des âmes », nous résumons cela par la santé spirituelle des fidèles par des moyens tels que les enseignements, l’administration des sacrements, les célébrations eucharistiques, les homélies, les évangélisations, les adorations eucharistiques, les retraites, les prières, mais aussi les aider, à travers nos conseils pour qu’ils puissent atteindre une autonomie alimentaire etc.

C’est ainsi que, dans notre paroisse, pour honorer mission, nous avons instauré toutes les réalités, les associations et les mouvements à caractère paroissial, pour un plus grand engagement et dynamisme, afin de nous aider à mieux accompagner les fidèles qui nous ont été confiés. Avec tout cela, et grâce à la collaboration et soutien de tous, surtout, des confrères piaristes, nous voyons que la communauté paroissiale est en train d’entreprendre un chemin dynamique dans l’engagement.

Deuxièmement, il faudra exercer pleinement le charisme piariste. Pour le faire, nous avoir, au préalable, des infrastructures ou des écoles pouvant nous le permettre. C’est ainsi que la construction du Collège[3], afin de répondre au défi de l’éducation des enfants et des jeunes, dans cette partie pauvre, où le taux de scolarisation est encore bas, est pour nous l’une des grandes priorités.

 LES DEFIS

Au vue de tout ce que nous venons de dire nous tenons à souligner que beaucoup de défis nous attendent. Parmi lesquels :

  1. La catéchèse
  2. La formation des catéchistes
  3. La formation informelle (alphabétisation, formation des jeunes en agriculture ou élevage, création des G.I.E des femmes)
  4. L’éducation
  5. L’éducation à la foi

 

[1] Nous tenons à préciser qu’en cette période Sokoura faisait partie du territoire de la Cathédrale.

[2] Nos remerciements à tous les prêtres, à tous les religieuses et aux catéchistes : Essis Fidèles, Nébié Jacques, Kouamé Bernard, Kouassi Paul et à Raymond Ouédrago, … qui ont œuvré à l’érection de la CEV en paroisse.

[3] Nous rappelons ici que le contrat qui nous lie avec le Diocèse, à travers son premier responsable, Son Excellence Monseigneur Alexis Touali Youlo, est la construction de d’un Collège Privée Catholique Piariste.

 

 

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